ART FOR KIKA : Nicol Rodriguez "Atos"
Kleurets op papier - 19/25 - 40 x 40 cm
Bieden vanaf: € 275,00
Nicol Rodriguez :Dutch artist (with Spanish roots). As a child and adolescent grew up in Paris, France. ART EDUCATIONRoyal Academy of Fine Arts in The Hague, The Netherlands:Diploma for paintings and graphics art 1990DANS MON ENFANCE……..je me souviens…………
C’ etait le matin, les yeux encore mi-clos….trois carrés pleins de lumière me regardaient tous les jours fixement, comme s’ ils cherchaient à m’ appeler.
J’ y voyais le bleu du ciel, immense, dans lequel je pouvais plonger mon regard dans l’ infini ….
Sur ces fenêtres, il y avait aussi un grillage de protection avec ses arabesques en frises répétitives ressemblant à une incantation venant des profondeurs de la terre.
Mon regard vagabond se jouait du grillage en le traversant pour atteindre le fond du ciel.
OUI, quand nous sommes jeunes, nous imaginons qu’ il y a une fin au bout du monde et qu’ une fois à l’horizon nous tombons dans les limbes.
Il y a longtemps, on croyait à cela.
Mon regard semblait nager dans cet océan limpide….comme dématerialisé…et polyphène…
Puis sans rien dire, il revenait sur mes yeux en laissant la trace inaltérable du voyage accompli.
Derrière ces grillages, je me sentais comme un lion en cage dans l’ attente du temps.
Oui le temps est vaste et souvent, il n’y a plus de temps.
Oh, carrés de toutes les fenêtres d’une vie, comme celles des premiers postes de télévision, puis des ordinateurs,…. Vous êtes souvent aplatis, surdimensionnés, enflés en longueurs ou en travers ou comme miniaturisés…pour atteindre la projection ultime du présent, passé, futur……
Je vous rêve éveillé en noyant mon regards sur vos surfaces menant à l’infini, celle d’une réalité pleine de joissances préfabriquées par l’homme et dans laquelle je peux m’évader en plusieurs dimensions.
C’est pourquoi je m’ interroge souvent….
la réalité serait-elle fiction ? Et la fiction ? ressemblerait-elle à celle qui se démultiplie en espace/temps pour revenir à la source afin de s’ éclater en des points fictifs.
Et moi……et moi, …je me sens comme immuable au centre de cet orchestre sidéral.
